jeudi 5 mars 2009

Le mouillage du substrat

Le substrat doit être manipulé le moins possible afin de ne pas détruire sa structure et donc sa capacité de rétention d'air/eau. Un substrat complètement sec ne s'humidifiera jamais aussi bien qu'un substrat humide. L'irrigation qui suit le semis est primordiale et si elle est faite sur un substrat sec, il devient alors pratiquement impossible de bien contrôler l'humidité du substrat par la suite.
Pour bien humidifier votre substrat
1.Mettre la quantité de substrat nécessaire dans un contenant en s'assurant d'avoir assez d'espace pour bien mélanger le contenu.

2.Arroser le substrat graduellement et mélanger en prenant bien soin de gratter le fond du contenant. L'eau tiède est mieux absorbée par le substrat que l'eau froide.


3.Régulièrement, après avoir bien mélangé, prenez une poignée de substrat et serrez-la dans votre main.

Le substrat ne forme pas une motte qui se tient, il est trop sec.

La motte garde sa forme, le substrat est correctement mouillé

De l'eau coule de votre main, le substrat est trop mouillé


4.Idéalement, lorsque le substrat est bien humidifié, il devrait reposer pendant 1 heure. On refait le test de la motte et on ajuste au besoin.
N'oubliez pas qu'il est plus facile de rajouter de l'eau que du substrat. Il vaut donc mieux arroser peu à la fois et faire le test de la motte souvent.

Substrat maison ou commercial?

Ce que disent les Normes Biologiques de Référence du Québec

  • Selon l'article 11.2 ''…Lorsque plusieurs sources de produits sont disponible, on devra accorder la priorité aux produits issus de ressources renouvelables, puis aux produits de source minérale et, enfin, aux produits synthétisés ayant la même structure moléculaire.''
  • Les substances d'origine naturelle ou minérale peuvent subir les types de transformations suivante;
    • Par procédé mécanique
    • Par procédé physique
    • Par transformation enzymatique
    • Par l'action de microorganismes (ex. : fermentation, compostage…)

''…la transformation chimique ne pourra être acceptée que dans des situations particulières…''


La qualité du terreau utilisé est d'une importance primordiale lors de la production de transplants biologiques. Le terreau contenu dans chaque cellule déterminera l'enracinement du plant il doit donc être apte à lui apporter un support physique, de l'air, de l'eau et des éléments fertilisant en bonne quantité.

Deux choix s'offrent aux producteurs : se procurer du substrat commercial ou produire son propre substrat à partir de matière première. Dans la plupart des substrats commerciaux, une fertilité de base ainsi que différents adjuvants sont mélangés aux différentes matières première afin d'améliorer les propriétés physique, chimique et biologique. Dans les substrats biologiques aucun agent chimique ne peut y être ajouté. Le Manuel des Intrants Biologique dresse la liste des produits qui sont autorisés dans la production de substrat biologique ainsi qu'une liste des fournisseurs. Les substrats commerciaux contiennent normalement une fertilisation de base mais plusieurs compagnie offre maintenant le choix d'avoir ou non des fertilisant dans le substrat. En production biologique, l'apport de fertilisant doit provenir de matière biologique, souvent l'ajout de compost ou de fumier. Le contrôle de la fertilité est plus difficile à contrôler lorsqu'elle provient de matière organique car la teneur en fertilisant peu varié d'un lot à l'autre.

En plus des fertilisants, des agents mouillants sont souvent inclus aux mélanges, ceux-ci ont pour but de faciliter l'absorption de l'eau par la tourbe de sphaigne surtout lorsque le terreau est sec. La nature de ces agents mouillants est plutôt nébuleuse et les NRBQ les proscrivent. Il est donc très important de faire le semis dans un substrat bien humecté car un substrat complètement sec aura tendance à lessiver beaucoup plus et la gestion de l'irrigation s'en trouve compliquée.


Pour produire sont propre substrat il faut bien connaître les mécanismes de croissance des transplants. Le travail et les installations nécessaires à la préparation d'une grande quantité de substrat domestique font qu'il peut être plus avantageux de se procurer du substrat commercial. La stabilité et l'uniformité d'une année à l'autre rendent plus facile la manipulation, la gestion et le fournisseur offre souvent un support technique. Les substrats commerciaux certifiés biologique peuvent être additionnés de compost ou non.

Dans le cas d'un producteur qui incorpore son compost ou son fumier à un substrat commercial, il doit être vigilant pour éviter la surfertilisation ou la contamination par les mauvaises herbes ou tout autre agent pathologique. Plusieurs maladies fongiques ou bactériennes survivent dans le sol et le risque de contamination est bien réel. Dans l'article '' Les qualités d'un substrat'' vous trouverez les paramètres à observer dans la confection d'un substrat.





mercredi 25 février 2009

Critères de qualité d'une semence

Afin de comparer les semences, les critères doivent être établit afin de normaliser les données. Voici quels sont les critères qui sont observés pour déterminer la qualité d'une semence:

La Viabilité des semences se mesure par :
  1. La pureté du lot (% de semence désiré par rapport au nombre de semences autres ou de matière inerte)
  2. Le taux de germination soit le pourcentage de semence capable de produire une plantule normale.

% de semence pure x % de germination x 100 = % de semence pure vivantes

L’importance du taux de germination est réelle. Chaque semence qui ne germe pas occupe un espace dans la serre donc entraîne une perte d'espace et de revenu. Pour parer aux pertes dues à un faible taux de germination, il est possible de faire un test de germination à l'avance afin de semer en fonction des besoins réels en tenant compte du pourcentage de germination. Pour certains légumes, il est aussi possible de procéder à un semis à la volée suivi d'un repiquage afin de ne sélectionner que les plants viables.

Lorsque vous achetez des semences, le taux de germination est souvent écrit sur l'emballage. Il faut toutefois être prudent avec ces chiffres. Les tests de germination desquels sont tirés ces résultats sont effectués sous des conditions optimales difficilement atteignable chez la plupart des producteurs.

La Vigueur se définie par ''la capacité d’une semence vivante de germer sous un large éventail de conditions et de produire une plantule utilisable.'' (BILODEAU, Gilbert et Claude Vallée (1999). Les techniques de cultures en mutlicellules. Joliette, Presse de l’Université Laval, 394 p.)

En serre, on pourra observer la vigueur par le nombre de plantule utilisable après une période donnée. C’est lorsque les plantules subiront un stress important que l’ont pourra réellement quantifier la vigueur. Différents tests existent pour mesurer la vigueur. On peut soumettre les semences à des conditions extrêmes et ensuite mesurer le taux de germination, un test au tétrazolium permet de détecter les tissus vivants. Le plus facile à réaliser chez-soi étant le test du taux de croissance de la plantule qui peut s'effectuer en même temps que le test de germination.

L’uniformité est un critère des plus importants et surtout en production en multicellule.

Durant la croissance en multicellule, l’uniformité assure une captation du soleil uniforme donc une possibilité de croissance égale pour toutes les plantules. Il suffit de quelques plants plus vigoureux que les autres pour provoquer de l'étiolement chez ses voisins et ainsi compromettre une reprise uniforme au champ. Cette uniformité permettra aux transplants d'atteindre chaque stade de croissance en même temps et donc d'être tous prêts à transplanter au même moment.

Voici les différents stades de croissance:

Stade 1 : Émergence de la radicule
Stade 2 : Pleine expansion des cotylédons
Stade 3 : Formation des vraies feuilles
Stade 4 : Prêt au repiquage

L'uniformité vs le taux de germination

Lorsque les deux données sont fournies par le producteur de semences sur les sachets ou sur demande il faut trouver un compromis entre un fort taux de germination et une bonne uniformité. On aurait tort de rechercher un taux de germination le plus élevé possible au détriment de l'uniformité. En connaissant le taux de germination réel du lot de semence, il est possible de semer en surplus pour parer aux pertes mais il est difficile de contrer les effets négatifs d'une mauvaise uniformité. Il est donc préférable de choisir un taux de germination plus bas et viser un taux d’uniformité maximum afin de limiter des problèmes qui peuvent se répercuter jusqu’au champ.

Où acheter ses semences biologiques?

Ce que disent les Normes Biologique de Référence du Québec
  • Selon l’article 5.2.4 les semences utilisées pour la production biologique doivent être de source biologique.
  • Selon l’article 5.2.5, un producteur qui démontre que le produit recherché n’est pas disponible peut obtenir une dérogation afin de se procurer des semences non certifiées biologique. Il doit se tourner en premier lieu vers les semences non-traitées, ensuite vers les semences traitées avec un produit autorisé par le tableau A1 du NBRQ (Normes Biologiques de Références du Québec) et finalement, après plusieurs démarches, il est possible d’obtenir une dérogation pour des semences traitées avec un produit qui ne figure pas au tableau A1.
  • Pour démontrer que le produit n’est pas disponible, l’entreprise doit envoyer une demande par écrit à deux fournisseurs de semence et envoyer une copie des réponses négatives au certificateur avec la liste des semences pour lesquelles elle demande une dérogation.

L’achat local faisant partie intégrante des principes biologiques, le producteur se trouve donc devant plusieurs alternatives :
-Acheter des semences biologiques Québécoises
-Obtenir une dérogation pour une fraction plus ou moins grande des semences
-Commander des semences chez les fournisseurs internationaux

Les qualités recherchées en production biologique ne sont pas toujours les mêmes qu’en production conventionnelle. Bien sûr on recherche une grande variété, un bon goût et une bonne qualité mais aussi des critères qui vont favoriser la récolte manuelle, la résistance aux ravageurs, un feuillage couvrant etc. La qualité de la semence dépend du caractère génétique, des conditions de croissance de la plante mère et du traitement post-récolte. Comme les producteurs de semences du Québec n’ont pas droit à une météo toujours clémente, les conditions de croissance des plantes-mères ne sont pas aussi optimales que l’on pourrait le souhaiter.

Pour produire en grande quantité plusieurs variétés il faut aussi de l’espace, si en plus on veut développer de nouvelles variétés les infrastructures nécessaires à cette ambition sont de plus en plus importantes. C’est en partie pourquoi les semences biologiques produites au Québec ne peuvent pas toujours rivaliser en termes de variété disponible et de fiabilité de la semence. Il est certain que plus la demande pour des semences biologique québecoise va augmenter, plus les producteurs auront la chance de développer des nouveaux marchés et pourront offrir une plus grande variété et une meilleur qualité.

Vous trouverez des liens vers des listes de producteurs/fournisseurs de semences québecois et internationaux dans la section liens.